Pouvez-vous nous en dire plus sur Agidens et sur votre domaine d’activités ?
Agidens se charge depuis plus de 75 ans d’automatiser et d’optimiser des processus de production industriels. L’automatisation industrielle permet d’accélérer et d’améliorer l’efficacité des processus, d’optimiser la qualité des produits et d’augmenter la capacité de production,
notamment des entreprises de production actives dans les secteurs de l’alimentation et des boissons, de la chimie, des sciences de la vie et de l’énergie.
Agidens est également spécialisée dans la validation et les essais. Nous aidons les hôpitaux à vérifier, par exemple, si les agents de nettoyage pour endoscopes, les salles blanches et les armoires LAF respectent leurs promesses et répondent aux normes et directives en vigueur. Nous garantissons ainsi la sécurité des patients dans 90 % de tous les hôpitaux flamands.
En quoi Agidens se démarque-t-elle des autres acteurs du secteur ?
Sans aucun doute, par notre vaste expertise. Spécialisés en ingénierie des processus, en ingénierie de l’automatisation et en validation et conformité, nous offrons des services complets à nos clients. Nous disposons aussi d’une équipe de 50 ingénieurs spécialisés dans les processus, ce qui est assez unique en Flandre.
Pouvez-vous nous citer un exemple d’innovations récentes ?
Il y a quelques mois, nous avons lancé ValidAId, un outil basé sur l’IA pour aider les consultants en validation à rédiger leurs rapports de validation. L’idée est d’y introduire toutes les informations pertinentes, telles que les protocoles, directives et autres documents, pour générer ainsi une ébauche utilisable. Cet outil permet de gagner énormément de temps, surtout dans le secteur pharmaceutique qui est régi par une infinité de règles.
Ceci étant dit, nous travaillons aussi à de nombreux autres projets d’innovation dans le cadre de plateformes de données et de l’IA industrielle, qui sont encore au stade de la conception pour l’instant.
Y a-t-il d’autres façons d’utiliser l’IA dans votre secteur ?
Disons que les entreprises de production collectent énormément de données, mais qu’elles n’en font pas grand-chose. L’IA offre de grandes opportunités à ce niveau. En confiant l’analyse de ces données à l’IA, nous pouvons identifier des problèmes et adapter les machines en conséquence.
En faisant suffisamment de recherches, il est possible de réaliser les corrections de manière totalement autonome et en temps réel.
Le secteur montre-t-il une certaine réticence à utiliser l’IA ?
Oui et non. Il y a une demande pour l’IA, mais aussi une certaine réticence, surtout au niveau du stockage et de la protection des données. En tant qu’entreprise, vous voulez à tout prix éviter que vos données se retrouvent quelque part dans le cloud.
Mais, comme indiqué précédemment, il y a le facteur humain : les opérateurs forts de plusieurs années d’expérience ont des connaissances pratiques que l’IA ne peut tout simplement pas remplacer. Nous constatons toutefois que l’IA est peu à peu mise en œuvre pour soutenir et optimiser les processus.
Pour revenir à notre collaboration : pourquoi souhaitez-vous continuer à opter pour des traductions et du contenu humains ?
L’IA est un outil incroyable, mais elle a ses limites. Pour être honnête, je deviens fou quand je vois ces textes générés par l’IA générative apparaître un peu partout. C’est peut-être une déformation professionnelle, mais ces textes sont plats et manquent de naturel.
D’après moi, il faut toujours faire appel à des professionnels pour obtenir des textes qui parlent à ses lecteurs. Et il en va de même pour la traduction : DeepL peut être utile pour une phrase, mais pour le reste, rien ne vaut un locuteur natif.
À quoi faites-vous particulièrement attention si vous souhaitez évaluer la qualité d’une traduction ? Comment transmettez-vous votre feedback ?
La solution qui s’avère la plus efficace pour nous consiste à regrouper les traductions et à les faire relire par nos collègues qui maîtrisent la langue. Nous avons toujours fonctionné ainsi pour vous transmettre notre feedback. Et vous en avez toujours tenu compte dans les traductions suivantes. Voilà pourquoi nous avons rarement des remarques à vous faire aujourd’hui.
Il est vrai que les collègues qui relisent nos textes ne sont pas des copywriters, mais des ingénieurs. Il va de soi qu’ils font attention à d’autres aspects et qu’ils remarquent directement si le langage technique est traduit trop librement. Il faut parfois trouver un compromis entre des traductions « correctes sur le plan technique » et « accessibles ».
Recommanderiez-vous Blue Lines comme partenaire linguistique ?
Nous collaborons depuis 5 ans avec Blue Lines, sans chercher à travailler avec d’autres agences. C’est donc un grand oui ! Votre communication est rapide et correcte ; c’est essentiel à nos yeux. Et je ne pense pas que vous nous ayez déjà livré en retard. Que du contraire, les traductions nous arrivent souvent plus tôt que prévu.