Faites la connaissance de Stef : amoureux des plantes, CEO de Blue Lines et fervent voyageur.

Si cet homme débrouillard et ambitieux a déjà surmonté de nombreuses vagues déchaînées, il est également inépuisable dans sa lutte contre les traductions médiocres. Pour ses semblables aussi, il monte volontiers au front. Il trouve sa paix intérieure dans la nature, pendant qu’il enduit de chaux les murs de son jardin, ou à la faveur d’un bon livre. Faites la connaissance de Stef Van De Gehuchte : amoureux des plantes, CEO de Blue Lines et fervent voyageur.

Quel a été ton parcours scolaire ?
Je suis licencié en traduction anglais/italien, avec option français. Durant quatre mois, j’ai également suivi des cours à l’Università di Bologna, la plus ancienne université au monde, dans le cadre du programme Erasmus.
Le célèbre Umberto Eco y donnait alors cours. 

Quels ont été tes précédents emplois ?
Comme de nombreux traducteurs, j’ai passé les premières années de ma vie active chez Volvo Action Service. Une mise à l’étrier idéale : le travail était varié, je pouvais y utiliser activement mes connaissances linguistiques, et la pensée créative était absolument encouragée. Même s’il fallait parfois se montrer très débrouillard ! J’y ai également acquis beaucoup de connaissances techniques. Je sais maintenant qu’un joint de culasse n’est pas une cigarette qui fait rire, par exemple. J’étais déjà très engagé socialement à l’époque, et tout s’est enchaîné à partir de là. J’ai rejoint un parti politique de centre-gauche et j’y ai travaillé quelque temps en tant qu’assistant parlementaire. Mais j’ai très vite réalisé que je n’étais pas fait pour ce genre de travail. Je voulais entreprendre. Et on connaît la suite de l’histoire. 

Quand et pour quelle raison as-tu lancé Blue Lines ?
« Devenir la meilleure agence de traduction, et pas nécessairement la plus grande », est un crédo qui m’a toujours parlé. Dans un marché dominé par la médiocrité, je voulais mettre la barre plus haut et viser la meilleure qualité en respectant quelques principes. Ne faire appel qu’à des locuteurs natifs, toujours prévoir une révision par un second locuteur natif, et travailler exclusivement avec des traducteurs que nous avons testés. Faire la différence pour nos clients et les différentes parties prenantes est, et a toujours été, le plus puissant des moteurs. 

Comment décrirais-tu ton travail chez Blue Lines ?
Ces dernières années, je me suis de plus en plus concentré sur les ventes et le marketing. Sans oublier la stratégie : dans quelle direction voulons-nous évoluer, et comment allons-nous le faire. Comment voulons-nous être perçus sur le marché ? Comment pouvons-nous continuer à prouver notre slogan jour après jour, même en cas de forte croissance ? Comment allons-nous faire face aux défis et évolutions de notre secteur, sans trahir notre mission et nos valeurs ? Quels sont les défis et opportunités sur notre chemin ? Voilà les questions qui m’occupent. 

Comment décrirais-tu Blue Lines ?
Probably the best translation agency in the world, évidemment ! Dire de sa propre entreprise qu’elle est unique peut paraître prétentieux, mais dans notre secteur, nous sommes vraiment l’exception. Alors que la majorité des agences semblent être engagées dans une course effrénée vers la médiocrité, nous sommes restés fidèles à notre vision. Nous voulons rester la référence absolue sur le plan de la qualité. De belles traductions fluides et de la copie efficace sont et resteront notre marque de fabrique. Par ailleurs, ce qui caractérise Blue Lines, c’est aussi l’atmosphère, la culture. Nous sommes une entreprise humaine, qui essaye de contribuer à une société plus chaleureuse et plus vivable. Nous tentons d’avoir un impact sur la vie de nos semblables dès que nous le pouvons. Notre politique d’achat ? Priorité aux produits écologiques et issus du commerce équitable ! Et pourquoi prendre la voiture si la destination peut être atteinte à vélo ou en transports en commun ? 

Quelle est ta situation familiale ?
Je vis avec ma fantastique compagne et nos quatre enfants. Ilse (oui, cette Ilse de chez Blue Lines) avait déjà trois enfants, et j’ai moi-même une fille d’une précédente union. Nous vivons ensemble dans une rue très agréable de Gand. Il peut y avoir beaucoup d’agitation dans la maison, mais je n’ai jamais été aussi heureux de ma vie. Je signe à deux mains pour les 50 prochaines années ! 

Quel est ton exploit créatif le plus fou ?
Avant, j’aurais dit le dessin, mais aujourd’hui ce serait plutôt l’écriture. Même si je n’ai pas trop de temps à y consacrer pour l’instant. Chauler les murs, ça compte ? 

Quel est le plus grand défi dans ton travail ?
Traduction automatique et traductions créatives restent totalement incompatibles, et je ne pense pas que ça changera un jour. Mais nous devons garder un œil sur les évolutions. Car les choses sont impossibles jusqu’à ce que quelqu’un y arrive. 

Qu’est-ce qui te motive ?
Convaincre les gens de l’importance de traductions de qualité pour leur marque et pour leur image. Mais aussi et surtout, toutes les personnes qui forment Blue Lines. Si je fais un pas de côté et que je regarde ce que toute l’équipe a réussi à accomplir, je suis extrêmement fier. Nous avons toujours dit que nous voulions être la meilleure agence de traduction, pas nécessairement la plus grande. Continuer à tenir cette promesse jour après jour avec cette équipe de rêve me motive énormément. 

Quel métier ne pourrais-tu/voudrais-tu jamais exercer ?
N’importe quel métier qui aurait un impact négatif sur l’humain, l’environnement et la société. Sinon, le saut à ski ne m’a jamais trop tenté non plus. 

Selon toi, de quelles compétences a-t-on besoin pour être un bon entrepreneur ?
Il faut avoir le courage de se jeter à l’eau. Vous devez avoir l’audace de sauter du plongeoir et vous dire que vous apprendrez à nager en touchant l’eau. Et il faut savoir entretenir son réseau activement, s’entourer de personnes plus intelligentes que soi. Peter Hinssen a raison, the network always wins. 

Y a-t-il un projet de traduction que tu n’oublieras pas de sitôt ?
Nous avons fourni un travail acharné pour The HollandBelgium Bid pendant un an et demi. C’était une avalanche de communiqués de presse, articles de blog et brèves informatives, jusqu’à 10 par jour.
Tout devait être traduit dans les 24 heures dans tout un tas de langues, dont l’arabe. Nous n’avons peut-être pas réussi à ramener la Coupe du monde de football au Plat Pays, mais ce fut un sacré défi et un beau moment de croissance, pour être honnête. 

Qu’est-ce qu’on trouve sur ta bucket list ?
Sur le plan professionnel, je veux continuer à diffuser notre nom et notre réputation, et je veux poursuivre notre croissance. Sur le plan privé, j’ai envie de faire de nombreux voyages avec ma compagne et nos enfants. Le Japon se tient tout en haut d’une liste quasi interminable de destinations. Suivi par la Norvège. 

Quelle question (sur ton caractère) ne peut-on pas te poser ?
Question suivante ! Peut-être que je devrais parfois communiquer davantage au lieu de supposer que les autres peuvent lire mes pensées. 

Tu as des hobbies, des passions, des secrets, une histoire incroyable à raconter ?
Le surf était ma religion et ma thérapie par excellence. C’est difficile à expliquer à quelqu’un qui n’en a jamais fait. Essayez, et vous comprendrez ! Presque toutes mes histoires les plus incroyables se passent en Indonésie sur une planche de surf. J’en ai conservé pas mal de cicatrices, mais c’était la belle époque ! Je ne peux plus surfer aujourd’hui à cause de problèmes d’équilibre, mais je compense avec de nombreux voyages, de la bonne nourriture et du bon vin. Et la littérature américaine. Même si j’avoue que Netflix a grignoté une partie du temps que je consacrais à la lecture.

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